Depuis le 01 juin 2019 : fin des pesticides dans les espaces publics

Actualité du 5 Juin 2019

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Après cinq années de période transitoire, ça y est ! Les pesticides sont interdits d’utilisation sur tous les espaces publics et dans les lieux accessibles au public vulnérable. Cinq ans pour repenser les pratiques et adapter la manière d’entretenir les espaces publics.

Gestion différenciée

Avec les mêmes équipes au sein des services des travaux, il est impossible de continuer à désherber l’ensemble des espaces comme du temps où on pouvait pulvériser. A défaut de pouvoir engager plus de personnel, il va falloir gagner du temps sur certains espaces pour pouvoir le consacrer au désherbage des endroits essentiels à désherber : il faut repenser l’entretien et la conception de ces espaces.

Les communes ne peuvent plus pulvériser aucun produit phytopharmaceutique pour désherber. Finis les produits phyto mais pas question de se tourner vers des méthodes douteuses comme le vinaigre ou le sel qui sont tout aussi dommageables pour l’environnement mais ces pratiques sont surtout illégales puisque ces produits ne sont pas agréés pour l’usage qui en serait fait.

La seule solution est de repenser son territoire sous l’angle des différentes exigences d’entretien. Lors de la conception de nouveaux espaces ou de leur rénovation, il faut avant tout penser à la manière de l’entretenir. Il faut classer les espaces en catégories : ceux qui nécessitent un désherbage soutenu car ils sont des endroits « de prestige » dans la commune, ceux qui au contraire doivent quand même être désherbés mais moins fréquemment, ceux qui n’ont pas besoin d’être désherbés et pour lesquels on va appliquer une autre technique comme le paillage, l’enherbement, le fleurissement, la réfection, …

Interdiction pour les citoyens aussi

Mais cette interdiction d’utiliser des produits phytos touchent également les citoyens puisqu’ils ne peuvent plus utiliser, et ce depuis 2014, ce genre de produits pour entretenir le trottoir devant chez eux mais également l’allée qui joint leur habitation au trottoir. Cette interdiction est encore trop souvent bafouée et il serait utile que la Région et chaque commune rappelle ces interdictions de diverses manières (sensibilisation, affichage, publication dans le bulletin communal, …).

Méthodes alternatives

Quand il s’agira de désherber, il faudra avoir recours à des méthodes alternatives qu’elles soient mécaniques, manuelles, thermiques, ... Avant de choisir le nouveau matériel, il est conseillé de bien se renseigner auprès des firmes quitte à tester le matériel sur une période, se renseigner aussi des communes voisines qui auraient déjà ce matériel ou encore auprès d’Adalia2.0. ou d’Ecowal , deux asbl au service des communes pour les conseiller et les aider dans la mise en place de la gestion différenciée des espaces publics.

Dans tous les cas, il serait utile d’accompagner ces changements de pratiques en travaillant également avec les citoyens et les services communaux afin de développer davantage la tolérance à la végétation spontanée.

Quelques idées de reconversion :

  • Pied de haie ou d’arbre :
    • couvre-sols,
    • paillage,
    • résine bitumée stabilisée perméable à l’eau
    • débroussaillage en ayant protégé les troncs
    • fleurissement,
  • Filets d’eau, pavés ou passages en klinkers :
    • Brosses mécaniques
    • Désherbage manuel avec la binette
    • Méthode thermique
    • Rejointoyage
  • Graviers :
    • Changer le revêtement
    • Enherber les allées en gravier puis les tondre (cimetières)
    • Désherbage mécanique
    • Désherbage manuel
    • Désherbage thermique
  • Espaces tondus chaque semaine
    • Espacer les tontes
    • Tondre de manière différenciée (tondre 1m puis laisser en fauchage tardif)
    • Semer une prairie fleurie
    • Planter un parterre avec un couvre-sol ou du paillage
    • Pâturage pour les grands espaces accessoires

Dans le cas de la tonte différenciée, il est important de tondre quand même une bande pour montrer aux citoyens que l’espace continue d’être entretenu et qu’il n’est pas laissé à l’abandon. A défaut, il pourrait servir malgré lui d’aimant pour les incivilités ou les réclamations.

Communication

Quelle que soit la technique employée, il est important d’expliquer aux citoyens le changement qu’il va voir apparaitre dans la gestion de sa commune en plaçant par exemple à différents endroits (cimetières, parc, …) des panneaux d’information (Adalia2.0.). Un citoyen averti et conscientisé présentera un taux de résistance au changement beaucoup plus faible et pourra même transposer ces bonnes pratiques chez lui car il aura compris que l’utilisation des produits phyto n’est pas sans impact potentiel sur la santé et l’environnement.

Formation du personnel

Enfin, nous insisterons sur l’importance de former les équipes de la commune pour qu’ils puissent comprendre pourquoi leur métier évolue et qu’ils soient prêts à répondre aux questions ou interpellations des citoyens sur le terrain concernant l’évolution des pratiques d’entretien.  

Renseignements: Christel Termol

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Ce document, imprimé le 23-08-2019, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be).
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