Get up Wallonia – L’efficacité dans la proximité: les villes et communes sont prêtes à jouer un rôle moteur dans le plan de relance wallon

Actualité du 17 Juin 2020

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Réuni par vidéoconférence ce 16 juin, le Conseil d’Administration de l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) a largement débattu et adopté un avis relatif à Get up Wallonia, le plan de relance wallon d’après Covid.[1] Fortes de leur action de proximité déterminante et efficace dans gestion de la crise sanitaire sur le terrain, les municipalités wallonnes entendent poursuivre sur leur lancée et formulent, dans une note consistante d’une vingtaine de pages, quantité de propositions concrètes pour contribuer au rebond wallon dans le sens de la résilience locale.


Le contexte

L’avis de l’UVCW fait suite à une sollicitation du Gouvernement wallon, dans le cadre de la fonction consultative wallonne. « Nous remercions la Région, ainsi que pour la concertation qui a prévalu envers les pouvoirs locaux tout au long de cette crise sanitaire inédite, et demandons à être associés au pilotage du Plan de Transition. En effet, leur rôle a été vital face à l’urgence sanitaire, à l’aune des larges compétences et outils dont ils disposent, et il le sera encore demain, dans le cadre du redéploiement. », entame Maxime DAYE, le Président de l’UVCW.

 

Les pouvoirs locaux ont assuré

Avant de commenter le bon bulletin communal : « comme il ressort d’un sondage récent, il est indéniable et généralement reconnu que les pouvoirs locaux ont fait front avec efficacité, diligence et créativité ces 3 derniers mois pour assurer la continuité du service public de proximité. Qu’il s’agisse des villes et communes, des CPAS, des intercommunales, des zones de police et de secours ou encore des sociétés de logement de service public (SLSP), par des mesures organisationnelles, de sécurité, fiscales, environnementales, sociales, tous ont montré leur utilité, leur importance majeure dans la fourniture ininterrompue des services les plus essentiels aux citoyens, aux entreprises et commerçants, aux associations, aux aînés comme aux jeunes et aux personnes défavorisées ou isolées ». Par leurs efforts conjugués, ils ont contribué à atténuer le choc de la crise.

 

Les pouvoirs locaux sont déjà dans l’après Covid

Les équipes municipales demeurent totalement mobilisées : « localement, nous sommes déjà de plein pied dans l’après Covid et entendons bien, sur notre élan, poursuivre notre action volontariste dans le cadre des plans de relance régional et communaux en cours de concrétisation. En ce sens, c’est une main tendue que nous adressons à la Wallonie pour œuvrer collectivement à des convergences menant à une société wallonne post-Covid empreinte de résilience, de robustesse et d’inventivité ».

 

Quelles mesures pour un rôle moteur des pouvoirs locaux ?

Maxime DAYE liste ensuite une série d’actions indispensables pour aider les pouvoirs locaux à assurer leur rôle moteur dans le rebond :

  • garantir la capacité financière des pouvoirs locaux (mesures financières et budgétaires urgentes, tarifs postaux avantageux pour le service public en cas de crise, sauvegarde et amplification du Fonds des communes et du Fonds de l’aide sociale, accessibilité des projets locaux au Green Deal européen, appui régional dans les dossiers fédéraux à gros impact (pensions, police, services de secours), reprise du financement des zones de secours par les provinces, une administration régionale fiscale partenaire des villes et communes, soutien et compensation des efforts fiscaux des communes (neutralité financière) ;
  • maximiser la capacité d’investissement des pouvoirs locaux pour contribuer significativement à la relance (aider à la rénovation des logements publics, généraliser les fonds d’investissement avec droit de tirage, simplifier le FRIC, supprimer purement et simplement le carcan des balises d’emprunts, réformer la comptabilité communale, orienter les marchés publics vers les enjeux essentiels, dans le respect des règlementations, ancrer localement la commande publique…) ;
  • soutenir les pouvoirs locaux dans leur aide au redéploiement économique via la dynamisation des centres, le soutien au commerce local et aux circuits courts (renforcer les ADL, amplifier les aides au développement des centres, aider les communes à maîtriser le foncier, soutenir la production locale via des clauses-types dans les marchés publics et la création de potagers locaux destinés à alimenter les cuisines collectives…) ;
  • s’engager pour une gestion moderne du personnel communal (tendre vers une position juridique commune du personnel local (extinction du double régime statutaires/contractuels), adopter de nouvelles règles en matière de RH locale (intérim, mises à disposition de personnel, télétravail structurel, « refonte » des barèmes (RGB)) ;
  • amplifier le recours aux technologies digitales innovantes, juridiquement et techniquement sûres et encadrées (doter les zones blanches en termes de couverture internet, doper l’e-gouvernement au service de la démocratie locale (numérisation des procédures de permis, des décisions de collège et conseils, du processus délibératif et de participation citoyenne) ;
  • renforcer la cohésion sociale, la crise ayant souligné l’inégalité flagrante des Wallon.ne.s en termes de logement et de conditions de vie (mieux doter le Plan de Cohésion sociale (PCS) et ouvrir son champ d’action, améliorer les quartiers dégradés et le cadre de vie, garantir un logement décent pour tous, lutter contre la pauvreté, soutenir l’action du CPAS) ;
  • faciliter la gouvernance, aider la mutualisation et la supracommunalité (davantage de décisions prises au niveau supra-communal notamment via les communautés de communes, faciliter les fusions volontaires de communes, recours accru aux centrales d’achats et aux marchés publics conjoints, sérieux assorti de souplesse dans la gouvernance des intercommunales et modernisation des processus (télétravail, vidéoconférences).

 

Avant de conclure en énumérant une série de balises, conditions cruciales de la réussite : « la relance doit tendre à la transition vers une société « bas carbone » (réponses aux enjeux énergétiques, de mobilité, d’environnement, de biodiversité…) et doit consolider la démocratie (locale) qui fait barrage en 1ère ligne aux populismes, au racisme, à l’intolérance et aux inégalités, aux violences faites aux femmes ; elle doit idéalement s’inscrire, au niveau opérationnel, dans les PST communaux existants, histoire de ne pas compliquer le modèle ; elle doit intégrer une collaboration avec les pays tiers, en particulier du Sud, dans le cadre de la coopération internationale communale car la pandémie l’a cruellement mis en évidence : le monde est un village, pour le meilleur et pour le pire ».

 

 


[1] En date du 8 juin, la Fédération des CPAS de l’UVCW a pour sa part rendu un avis d’initiative au Gouvernement wallon en ce qui concerne les matières sociales : http://www.uvcw.be/espaces/cpas/actions/33,80,38,38,3230.htm

Renseignements: Michèle Boverie

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Ce document, imprimé le 11-07-2020, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be).
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