Assemblée générale de l'UVCW: les bonnes pratiques en ligne

Actualité du 22 Mai 2017

   ImprimerImprimer   

Ce 19 mai à l’Aéropole de Charleroi, le Ministre wallon des Pouvoirs locaux et de la Ville, Pierre-Yves DERMAGNE, Muriel WILIQUET, Directrice de la société Sonecom et Ludivine DAMAY, Professeure de sociologie à l’ULB, étaient invités par l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) à l’occasion du traditionnel colloque prévu à son Assemblée générale, traitant d’un thème d’une brûlante actualité : Communes, citoyens, quelle démocratie de proximité ?

Après une allocution du Ministre, il est revenu à Mme WILIQUET de présenter, aux 160 décideurs locaux wallons rassemblés, les résultats d’une enquête de perception auprès des citoyens wallons en qualité d‘usagers des villes et communes, motivants et encourageants pour l’action publique en 1ère ligne, tandis que Mme DAMAY a fourni à l’assemblée des balises pour les démarches participatives et de participation citoyenne. 

  1. Une enquête en guise d’aiguillon pour les acteurs et services publics locaux 

Dans ce contexte pour le moins chahuté, était-il judicieux et raisonnable que l’UVCW lance, avec l’aide d’un analyste du social, la société namuroise Sonecom, une enquête en face-à-face auprès d’un millier de citoyens de toute la Wallonie pour savoir comment chacun percevait sa commune, ses élus et ses services ? 

« L’enquête a eu lieu fin 2016, début 2017, soit pile en pleine tempête médiatique Publifin. C’était un pari risqué. Nous avons cependant tenu à la maintenir, pour deux raisons », précise Louise-Marie BATAILLE, Secrétaire générale de l’UVCW. « D’abord, parce qu’elle était prévue de longue date, dans la perspective de notre AG de ce jour. Les enseignements de ce sondage doivent en effet nourrir la réflexion lors du colloque qui va suivre. Ensuite, parce que précisément, elle nous donnait l’occasion de mesurer l’appréciation (ou non) du citoyen, à un moment critique pour la démocratie représentative. A cet égard, les résultats globalement positifs sont encourageants et motivants pour les acteurs locaux. A titre comparatif, les scores sont meilleurs que ceux enregistrés en France dans un sondage similaire récent. Il apparaît clairement que la crise de confiance citoyenne est moins forte au niveau local, et que les services de proximité sont appréciés et participent à la qualité de vie ». 

« Nous tenons à remercier Mme WILIQUET et son équipe pour leur professionnalisme, leur rigueur, la qualité du travail accompli  et la finesse d’analyse des résultats, qui à n’en pas douter nourriront durablement notre action et celle de nos membres, notamment pour inspirer leurs programmes  stratégiques transversaux communaux (PST) de la mandature locale 2019-2024», poursuit Mme BATAILLE. 

Quelle est, finalement, la représentation spontanée qu’ont les Wallonnes et Wallons de leur commune ? 

Elle est conviviale et permet une belle qualité de vie. « Belle, agréable » ; « où tout se passe bien » ; « chez moi »… 80 % des sondés ont une image positive, quasi affective, de leur commune. 

En majorité, les répondants se disent (très) intéressés par la vie communale (7 sur 10). Ils s’estiment bien informés aussi, prioritairement par le biais du bulletin communal, des toutes-boîtes, des réseaux sociaux et du site internet communal. 

Le niveau de satisfaction du citoyen par rapport aux services et infrastructures communales atteint 7 à 8 sur 10. Les services administratifs communaux, les structures d’accueil de l’enfance, l’encadrement des seniors, les infrastructures sportives sont généralement bien notées. Les initiatives culturelles ou sportives sont plébiscitées. La serviabilité, l’efficacité et la confiance dans les agents communaux pointent à 7 sur 10. 

Les sondés octroient un 7 sur 10 aux services communaux/intercommunaux de fourniture d’énergie et de gestion des déchets. Les services de secours (pompiers) sont fortement appréciés et gagneraient à être davantage valorisés. Egouttage, propreté et salubrité obtiennent 6 sur 10. La principale demande du citoyen à sa commune fait ainsi écho à l’une de ses missions fondamentales et historiques: la qualité et la propreté de l’espace public. 

Toutefois, si l’appréciation moyenne de la bonne gestion de la commune atteint 6 sur 10, elle passe à 5,5 lorsqu’on interroge le panel sur la proximité de l’élu avec le citoyen et sur son sens de l’intérêt général. Le sondage corrèle indubitablement la confiance avec le fait de bien connaitre ses élus. Et l’on constate la coexistence d’une fraction de la population wallonne relativement connectée aux décideurs locaux et qui a une image positive de leur action et une autre, plus éloignée d’eux, en déficit de confiance à leur égard. Faut-il ici citer Jacques Chirac : « le contact humain est le véhicule de la démocratie » ? A n’en pas douter, l’élu local, acteur de proximité par excellence, se doit de cultiver ce contact. 

Et Jacques GOBERT, Président de l’UVCW de résumer : « s’il n’y a pas de rupture de confiance généralisée, et il faut le souligner et s’en réjouir, il convient de bien se rendre compte que l’avenir de la démocratie locale doit se construire via des initiatives volontaristes visant à inclure tous les citoyens, jeunes et moins jeunes, et de toutes les catégories sociales, à une gestion démocratique et participative de la commune », avant de ponctuer, empruntant à François Mitterrand : “La liberté et la démocratie exigent un effort permanent. Impossible à qui les aime de s'endormir ». 

2. Des bonnes pratiques locales, encore et toujours 

L’UVCW s’emploie constamment à favoriser, auprès de ses membres, la percolation locale d’initiatives intéressantes et adaptées à leurs réalités spécifiques, le partage de bonnes pratiques et l’essaimage d’expériences probantes. Ce fut déjà le cas lors de l’AG 2015, avec les nouveaux outils de management communaux et  en 2016, avec les villes et communes de demain (durables, en transition, connectées, inclusives, vertes, solidaires, smart…). 

En 2017 encore, de bonnes pratiques locales en matière de participation citoyenne et de démocratie de proximité ont été mises en exergue.  Sur base d’une dizaine de vidéos illustratives, un panel réunissant élus locaux et intervenants du monde académique ou associatif a ainsi échangé sur ces questions cruciales pour l’avenir communal dans un contexte marqué par la perte de confiance envers les politiques et une forme de crise de la démocratie représentative : 

-          Benoît DISPA, Bourgmestre de Gembloux,

-          Jacques GOBERT, Bourgmestre de La Louvière,

-          Jean-Michel JAVAUX, Bourgmestre d’Amay,

-          Bénédicte POLL, Bourgmestre de Seneffe,

-          Nathalie RICAILLE, Coordinatrice, Espace-Environnement asbl,

-          Jean-Marie VAN BOL, Directeur général de la Ville de Namur et Professeur à l’U Namur,

-          Muriel WILIQUET, Directrice SONECOM. 

« Ces pratiques locales émergentes vont dans la bonne direction et montrent le cap salutaire à suivre. Elles recèlent bien des promesses en termes de proximité, de participation, d’intelligence collective, de mobilisation constructive, de solidarité et de partage, de bien-être, de mieux-être même, en première ligne, au bénéfice de tous » a conclu Jacques GOBERT. 

Lien vers les vidéos de bonnes pratiques locales en matière de participation et d’implication citoyennes : http://www.uvcw.be/ag/ressources

Renseignements: Alain Depret

Facebook Twitter Google Plus Linkedin
 
Ce document, imprimé le 24-10-2017, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be).
Les textes, illustrations, données, bases de données, logiciels, noms, appellations commerciales et noms de domaines, marques et logos sont protégés par des droits de propriété intellectuelles.
Plus d'informations à l'adresse www.uvcw.be/plan-du-site/disclaimer.cfm
© Union des Villes et Communes de Wallonie asbl
Contact  | Liens utiles  |  Vie privée & cookies  |     ©   2017 Union des Villes et Communes de Wallonie asbl