Gestion centre-ville: un temps où les villes chantent

Hannut: "La gestion d'une ville est l'apanage de ses autorités…"

Décembre 2004
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A Hannut, la gestion de centre-ville n'est pas affaire nouvelle. Un gestionnaire de centre-ville y sévit, en effet, depuis 1998. Nous avons rencontré le gestionnaire centre-ville actuel, Jacques Baptista. Celui-ci a une vision très claire de son métier: la gestion d'une ville est l'apanage de ses autorités et de son administration. Le gestionnaire centre-ville doit donc être un partenaire de choix, véritable interface entre les usagers et toutes les autres forces vives du tissu urbain. La preuve par trois.

- M.C.: Pour Hannut, quelle est la réalité quotidienne "centre-ville"?

Jacques Baptista: "A Hannut, nous avons d'ores et déjà tiré un constat: l'exode vers la périphérie est une réalité, alors que la ville reste une entité importante pour tous les habitants. Cela vaut donc la peine qu'on y consacre du temps. Sous l'impulsion de l'AMCV, nous avons ainsi participé à des réunions, des formations et le gestionnaire centre-ville est donc devenu un métier à part entière dans notre ville. A Hannut, on a pris le train en marche très rapidement, fin 98. Moi, je suis là depuis 2001. Je suis économiste de formation. Il y a principalement trois types de réalisation "centre-ville": de l'événementiel, de l'observation plus structurante qui doit déboucher sur, par exemple, des plans de mobilité et l'observation de nuisances à régler au quotidien, par des projets à court terme. Le tout peut se résumer en trois mot: coordination, émulation, aide au monde associatif et aux commerçants".

- Vous avez à nouveau reçu un coup de cœur décerné par l'AMCV cette année?

"Nous avons, en effet, reçu un coup de cœur pour la formation continue des commerçants que nous avions mise en place. Il s'agissait de les aider à mieux communiquer et à écouter leurs clients. Pour la plupart, ce n'était pas nouveau, mais nous avions le mérite de donner quelques conseils, de structurer le tout en grille d'évaluation… Mais notre rôle ne s'arrête pas là. Nous avons, par exemple, remplacé une association de commerçants défaillante lors des fêtes de fin d'année. Nous avons remplacé notre fameuse "Quinzaine hannutoise" pour créer un événement qui allait attirer la foule à Hannut en période de fêtes de fin d'année".

- Comment vivez-vous?

- "Les autorités communales nous aident financièrement, en complément de la Région wallonne et, dans une moindre mesure, les commerçants. La commune nous met des locaux à disposition. La commune nous met également sa puissance logistique à disposition. Pour Hannut, le partenariat est donc neutre et efficace. Ce qui est parfois plus difficile à créer, par contre, c'est le "réflexe centre-ville". Certaines informations utiles à notre mission ne nous sont pas encore transmises, par oubli. Mais la volonté est là et cette communication s'améliore sans cesse. La gestion d'une ville est l'apanage de ses autorités et de son administration. Le gestionnaire centre-ville est un partenaire de choix, véritable interface entre les usagers et toutes les autres forces vives du tissu urbain".

- Vous devez donc être particulièrement persévérant?

- "Persévérance et relationnel sont deux maîtres mots. C'est là qu'est notre difficulté: devenir les interlocuteurs privilégiés pour des objectifs de longue haleine, comme pour des actions ponctuelles. Une des particularités du travail du gestionnaire de centre-ville, c'est le partenariat qu'il doit créer entre le privé et le public. Chez nous, on va essayer de créer un observatoire pour appuyer les faits qui sont utiles à l'investisseur extérieur et aux autorités communales".

- Quels sont, par exemple, les informations qui peuvent être utiles aux commerçants?

"On doit, par exemple, veiller à prévenir les commerçants qu'ils risquent de connaître des concurrences fortes en périphérie. Les commerces risquent de disparaître au centre-ville si on n'est pas vigilants. Et un centre-ville sans commerce, c'est un centre-ville mort. On a aussi essayé que Hannut ne devienne pas une ville dortoir. Nous sommes dans la zone de péri-urbanisation de Bruxelles et le bâti y est actuellement très linéaire. Il faudra donc entamer des travaux de rénovation au centre pour attirer les gens et leur offrir un parking décent. On s'attaque actuellement à la réaffectation de certains bâtiments communaux. Il reste, évidemment, beaucoup à faire et de gros chantiers s'annoncent pour les années qui viennent".


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