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Mis en ligne le 7 Mai 2024

Le glanage en Wallonie a des racines historiques profondes. À l'origine, c’était une pratique courante dans les sociétés agraires où une grande part de la population dépendait de l'agriculture pour sa subsistance. Après les récoltes, il était habituel de laisser une partie des champs ou des vergers ouverts à la cueillette libre pour ceux qui en avaient besoin. Cette pratique permettait aux plus démunis de compléter leur alimentation en ramassant ce qui restait après la récolte principale. Le glanage était non seulement une mesure de secours pour les plus pauvres, mais aussi un droit coutumier reconnu. Les surplus agricoles étaient considérés comme un bien commun de la communauté et le glanage était une manière de partager ces ressources de manière équitable. Nous trouvons encore trace de cette pratique dans le Code rural (1886) mais le texte est assez désuet.

Au fil du temps, avec l'industrialisation de l'agriculture et l'évolution des modes de production et de distribution, le glanage a quelque peu perdu de son importance pratique. Cependant, de nos jours, il connaît un regain d'intérêt en raison de sa contribution à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à la promotion de la solidarité.

En Wallonie, comme dans d'autres régions du monde, des initiatives ont été mises en place pour encourager le glanage et en faire une pratique socialement acceptée et valorisée. Ces projets peuvent être menés par des organisations caritatives ou locales et même des pouvoirs publics, dans le but de sensibiliser à l'importance de la récupération des excédents alimentaires et de faciliter l'accès à ces ressources pour ceux qui en ont besoin. Les produits susceptibles d’être glanés sont multiples : des pommes de terre, des oignons, des haricots, des petits pois, … mais ce sont aussi des fraises ou des fruits dans les vergers. Il s’organise généralement du mois d’août au mois d’octobre. 

Le 08 février 2022, un ensemble de collectifs[1] a organisé un webinaire concernant le glanage. Ces intervenants locaux, trans-communaux et régionaux se sont attelés à rappeler les raisons du glanage et les impératifs à respecter pour que cela se déroule correctement sur le territoire. Le replay de ce webinaire est disponible sur le site internet du Parc naturel Burdinale-Mehaigne Le glanage – PNBM. En annexe, vous trouverez également la synthèse de ces échanges écrite par les organisateurs du webinaire.

 

Découvrons en quelques étapes les secrets de l’organisation d’un glanage réussi

Semaine 1 : Pourquoi glaner ?

Semaine 2 : Comment organiser le glanage ?

Semaine 3 : Le glanage citoyen versus le glanage solidaire

Semaine 4 : Comment ça se passe sur le terrain ?

 

1.   Pourquoi glaner ?

 

Promouvoir le glanage au champ présente plusieurs avantages importants, tant du point de vue social, économique qu'environnemental :

- Le glanage permet de récupérer des aliments qui seraient autrement laissés à pourrir. En les récupérant, on contribue à réduire le gaspillage alimentaire en donnant une seconde vie à des produits parfaitement comestibles. Les légumes sont oubliés sur le champ pour différentes raisons : le calibre ne convient pas, les légumes sont difformes, une zone de la parcelle n’est pas accessible pour la machine au moment de récolter car trop humide par exemple ou trop près d’une haie, les machines ne permettent pas une récolte complète des produits cultivés, l’industrie n’a plus besoin d’une nouvelle récolte, ….

- Le glanage offre une source d'aliments gratuits pour les populations défavorisées ou en situation de précarité économique. En permettant à ces personnes d'accéder à des produits frais et locaux, le glanage contribue à améliorer leur sécurité alimentaire et à lutter contre la faim.

- Le glanage peut favoriser le contact direct entre les producteurs et les consommateurs, en permettant à ces derniers de visiter les exploitations agricoles et de mieux comprendre les défis auxquels font face les agriculteurs. Cela peut encourager un système alimentaire plus transparent et équitable.

- En mettant en avant le glanage, on sensibilise le public à l'ampleur du gaspillage alimentaire et à l'importance de trouver des solutions pour y remédier. Cela peut encourager les individus, les entreprises et les gouvernements à prendre des mesures pour réduire le gaspillage à toutes les étapes de la chaîne alimentaire. C’est l’occasion de manger local et de saison.

- Cela permet aux agriculteurs de valoriser leur métier, de le faire connaitre au grand public, de lutter contre les clichés et à priori.

Il est indispensable de rappeler que le glanage s’organise après le travail de récolte par l’agriculteur. A tout autre moment, il s’agit de maraude, de vol à proprement parlé.

 


[1] Collège des Producteurs Cellule Manger demain, Parc naturel et GAL Burdinale-Mehaigne, GAL Je suis Hesbignon, Commune d’Awans, Up'Citoyen, Réseau wallon de développement rural, le Parc naturel et GAL des Plaines de l’Escaut

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Date de mise en ligne
7 Mai 2024

Type de contenu

Matière(s)

Environnement
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