Ce document, imprimé le 09-05-2026, provient du site de l'Union des Villes et Communes de Wallonie (www.uvcw.be).
Les textes, illustrations, données, bases de données, logiciels, noms, appellations commerciales et noms de domaines, marques et logos sont protégés par des droits de propriété intellectuelles.
Plus d'informations à l'adresse www.uvcw.be/info/politique-confidentialite
Mis en ligne le 6 Mai 2026

Les CPAS sont soumis à une forte pression. L’augmentation du nombre de dossiers de revenu d’intégration, de nouvelles règles de calcul et l’absence de  simplification administrative obligent les trois Fédérations de CPAS à demander à la  Ministre fédérale de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt, de nouvelles mesures temporaires de soutien. Celles-ci sont nécessaires pour permettre aux CPAS de garantir leur service au cours des prochains mois.

Demande  de répit

La limitation dans le temps des allocations de chômage entraîne, dans de nombreuses villes et communes, une forte augmentation du nombre de personnes qui frappent à la porte du CPAS. Parallèlement, les CPAS doivent intégrer de nouvelles règles et assumer des missions supplémentaires. La pression est donc considérable. Les CPAS  veulent continuer à jouer leur rôle de filet de sécurité et, précisément pour cette raison, ils ont besoin de répit.

Nous demandons  que la charge administrative soit allégée et dans ce cadre, que les mesures d’urgences suivantes soient prises

  • « Stop » à toute (autre) réforme touchant les CPAS et leur public, à minima pour les 6 prochains mois, afin de permettre aux institutions d’absorber le report de charges et de veiller à garantir une concertation suffisante en amont avec le terrain et de respecter le temps nécessaire à la mise en œuvre des mesures décidées par les acteurs concernés.
  • Mise en place d’une solution de crise temporaire afin que les CPAS n’aient pas à ouvrir de nouveaux dossiers d’avances. Faire dès lors en sorte que d’autres acteurs institutionnels prennent en charge la problématique liée aux avances.
  • Entérinement de la liberté, pour les CPAS, de décider  si une visite à domicile est appropriée ou non dans le cadre de l’enquête sociale pour les chômeurs exclus, sans avoir à se justifier. Et ce, de façon à alléger le travail de la première ligne sociale, pour les 6 prochains mois.
  • Prolongation du délai pour réaliser les plans individualisés d’intégration sociale (PIIS) de 3 à 9 mois.
  • Financement de l’adaptation des logiciels sociaux qui ne sont actuellement pas configurés pour pouvoir encoder le suivi des bénéficiaires exclus en vue de prétendre à l’obtention du « Bonus-emploi » promis.

La compensation financière doit couvrir tous les groupes concernés

Maintenant que les CPAS ont un recul de plusieurs mois sur cette réforme du chômage et que les premiers chiffres confirment la charge de travail et financière, un soutien financier complémentaire s’impose.

Le gouvernement fédéral intervient déjà, dans une large mesure, dans le financement des revenus d’intégration versés par les CPAS mais les CPAS réclament un élargissement des compensations du revenu d’intégration (RI) à 100% et l’augmentation des frais de personnel pour les groupes suivants:

  • les personnes en fin d’allocations d’insertion,
  • les exclus de la vague de juillet,
  • les personnes exclues qui viennent faire leur demande tardivement (parce qu’elles vérifient au préalable si elles ouvrent des droits auprès d’autres institutions de la sécurité sociale),

Les CPAS demandent aussi à la Ministre de concrétiser son intention de veiller à ce que les CPAS ne soient pas pénalisés financièrement lorsqu’un bénéficiaire du revenu d’intégration reprend temporairement un emploi puis revient au bénéfice du revenu d’intégration. Une personne qui, après une courte expérience de travail, a de nouveau besoin d’un revenu d’intégration doit continuer à être prise en compte pour la compensation majorée.

Des chiffres fiables doivent permettre des ajustements rapides

Les trois Fédérations de CPAS demandent également la mise en place d’un système de monitoring commun avec le gouvernement fédéral et les CPAS. Celui-ci doit indiquer de manière correcte et transparente quelles charges supplémentaires sont reportées sur les CPAS et les pouvoirs locaux.

Les trois Fédérations de CPAS ont adressé ces demandes à la Ministre de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt, cette semaine et appellent à une action rapide.

Sans cela, les CPAS ne peuvent plus garantir qu’ils seront en capacité de maintenir l’octroi des aides que la collectivité est en droit d’attendre de ce service public, dans les conditions prévues par la Loi. Il y a urgence absolue pour tous les CPAS du pays !

Formations - ISP
Voir le catalogue complet

Date de mise en ligne
6 Mai 2026

Contact presse
Nicolas Bonomi

Matière(s)

ISP
Activez les notifications

Soyez notifié de toutes les nouveautés dans la matière ISP

© 2026 Union des Villes et Communes de Wallonie asbl / Fédération des CPAS
14, rue de l'Étoile - 5000 Namur